SERMENT DE LIBERTE-EC. ALITE
prêtait n'avaient ancnn caractci o otTiciol ' . Nous sommes en présence d'un de ces cas assez fréquents où, pendant que le Saint-Siège s'abstient prudemment de prononcer et garde une absolue réserve, les deux partis interprètent en leur faveur les moindres paroles, authentiques ou non, qui ont été rapportées par des témoins même sujets à caution. Si Maury ne se fît pas faute de condamner le serment, s'il alla jusqu'à écrire que le Bref du Pape le condamnant était sur le point de paraître, et que « les nouveaux jureurs y étaient assimilés aux pécheurs publics », d'autres correspondances étaient infiniment moins explicites 2. Dans une lettre adressée à Mgr de Salamon, internonce en France, par le cardinal Zelada, secrétaire d'Etat, nous voyons ce passage : « En réponse à ce qui regarde « votre compatriote (Maury était provençal, comme « Salamon), les personnes sensées ne doivent pas s'en « rapporter à ce que dit un particulier qui écrit selon (( sa propre manière de penser, mais s'en tenir à ce qui <( a été dit jusqu'à présent et à ce qui pourra être dit « par celui qui seul peut décider en pareille matière. » Or Rome ne se prononça pas, malgré tous les efforts (fu'on fit pour lui arracher une condamnation.
La polémique se prolongea jusqu'à la Terreur et AI. Emery écrivit en août 1798 une lettre très longue, ou il reprend les arguments que nous avons indiqués
1. Maury fsst à Home, coupant, tranclianl, bourdonnant, protcfrfant, attirant à lui coux qu'il invoque, prodiguant los louantes, au besoin les promesses, avec une exubérances toute provençale. rsicard, op. cit., III, 120),