‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 24 sur 146 · I. Daresto, op. cit., VII · texte numérisé non relu

I. Daresto, op. cit., VII

■>.. C'est la maison contigiio à l'église de Saint-Louis, cathédrale actuelle, qui a servi de palais épiscopal jusqu'à la fin du régime concordataire.

9'2 M. DE .lirOM: \ I. ASSEMBLEE

la maison de Saint-Louis, qui ne larde pas à être entourée par les manifestants ; on ne parle de rien moins que d'enfoncer les portes, et l'intervention de soldats est nécessaire pour dissiper l'attroupement'.

Le lendemain l'archevêque recevait de ({uelques membres de l'Assemblée des avis officieux : u on espèce rait que les réflexions sérieuses que cette aventure (( avait dû lui faire faire le détermineraient à prendre (( le sage parti de se rendre aux Communes'-. »

Cette mise en demeure présentée? sous la forme d'un conseil respectueux produisit son effet, et le 26 juin, M. de Juigné faisait son entrée dans la salle du Tiers- Etat, en compagnie de l'archevêque de Bordeaux. — (( Messieurs, dit-il, l'amour de la paix me conduit (( aujourd'hui au milieu de cette auguste assemblée. (( Agréez, Messieurs, l'expression sincère de mon entier (( dévouement à la Patrie, au service du Roi, et an (( bien du Peuple. Je m'estimerais trop heureux si je (( pouvais y contribuer aux dépens de ma vie. Puissé-je (( concourir à la conciliation nécessaire, et que j'aurai « toujours en vue ! Heureux si la démarche que je fais (( en ce moment peut contribuer h cette conciliation (( qui sera toujours le but de mes vœux ! »

Le président Bailly lui adressa cette réponse on transparaissait l'expression d'im reproche : a Monsieur,

1. Dolarc, Hisloirc de l'Eglise de Paris pendant la Révolation, I, l'iS-i^ô (d'après d'IIesinivy d'Aiiriboaii, Mémoires ]iour servir à l'histoire de la persécution française). — R. (Régnier), Histoire du clergé de France pendant la Révolution, l, 18-19.

3. Le député breton Coi'oller se vanta d'avoir été nii de ces donnenrs de cf)nseils (Delarc, I, i/|5).

LE l/| .H ILLET qS

»( l' Assemblée s'applaiidil do votro présence. Il y a (( loii«j:lemps que nos vœn\ se portent parliculièrement « vers vous ; et l'acte de paix et d'union que vous (( laites est la dernière couroinie qui manquait à vos (( Aertus •. ))

Cette capitulation précédait de vingt-quatre heures celle du i\)i, et n'y fut peut-être pas étrangère. Le 37, une lettre royale enjoignit aux derniers dissidents des deux premiers ordres de se réunira leurs collègues. On crut (pie l'accord élait définitivement rétabli.

Le l't Juillet.

La tranquillité ne devait cependant pas durer longtemps, et la défiance subsistait entre les deux partis en présence ; l'échec subi par les volontés royales avait augmenté le mécontentement des défenseurs du principe autocratique, et, par suite, le crédit de ceux des courtisans qui poussaient à la résistance. Sous cette influence, on vit arriver quelques régiments aux environs de Paris ; il commençait à être question du transfert de l'Assemblée dans une ville de province : Soissons, Noyon ou Compiègne, où elle eut été soustraite à l'influence turbulente de la capitale : isolée et entourée de Iroupes, elle n'avait plus qu'à céder ou à disparaître, 'j'ous ces iHojcls élaicFil conmis à Paris; les commentaires échau liai en lies têtes et préparaient les résolutions extrêmes. C'est dans ces dispositions que Paris apprit,

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