‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 26 sur 146 · LA >LIT DU 4 AOUT · texte numérisé non relu

LA >LIT DU 4 AOUT

courant électrique, les paysans se lèvent aux quatre coins du royaume, partout où se dressait une Bastille féodale ou monastique. Un bruit absurde se répand : (( Les brigands ar^i^entl » et, sous prétexte de se défendre contre un dan»^er imaginaire, les bandes armées investissent les cliâteaux et les couvents ^. C'est la fin d'un régime détesté ! 11 faut s'emparer des grains mis en réserve pour provoquer la famine; il faut détruire tous les titres qui consacrent les inégalités sociales, et des feux de joie s'allument, alimentés par de vieilles chartes ; ils gagnent parfois le château, et même les châtelains '-.

Ce souille de Jacquerie qui parcourut la France, comme un vent de tempête, eut son action djrecte sur l'Assemblée de Versailles. Ce que le peuple se disposait h fuendre de force, mieux valait le lui olTrirde bonne grâce. C'est ainsi que, dans la miit du 4 août, on vit s'écrouler d'un seul coup l'édifice des privilèges^. Né d'un incident sans importance, ce grand acte de renoncement quasi-volontaire prit des proportions inatten-

I. Pnidhommc (fiév. de Paris, n° 3) raconte que lo ay juillet on ;i trouvé (( chez un curé, à (quelques lieues de Paris, des canons et « des armes, » et sans discuter la vraisemblance de cette nouvelle, il ajoute d'un air scandalisé : « 11 pouvait bien, ce traître « ecclésia8li({ue, i)ar cette odieuse conduite, mériter un bénélice, <( mais ce n'était pas un bon moyen pour gagner le ciel ! » - Kt dites encore ([vic les Prudliomme et autres n'étaient pas de bonf? chrétiens !

3. En janvier i7«jo, Neckor présenta !<; compte des indemnités dues anv victimes de ces ravages; il s'éhrvait à Oo millions. Prudliomme disait: « C'est beaucouf) pour (piel([ues girouettes arra- « cliées î » (lien, dn Paris, n" 47).

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