‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 48 sur 146 · I. Projet d'adresse, p · texte numérisé non relu

I. Projet d'adresse, p

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du lessorl de la dépense publique. « Mais, conlimic- « l-il, du moment que l'inslitulion chrétienne, adoptée (( par la majoiilé des citoyens de l'Empire, a été allouée (( (c'est-à-dire rétribuée) par la puissance nationale, du (( moment que celte même puissance, prenant sur elle « toutes les charges de l'état temporel de cette religion, « et pourvoyant à tous les besoins du cnlte et denses (( ministres, a garanti, sur la foi delà ^'ation, et sur les « fonds de son Trésor, la perpétuité et l'immuabilité <( de l'acceptation qu'il a faite du christianisme, dès « lors, cette religion a reçu de l'Etat une existence (( civile et légale... dès lors c'CvSt à cette puissance « nationale, qui a donné à l'institution religieuse une « existence civile, qu'il appartient la faculté d'en déter- (( miner l'organisation, et de lui assigner sa consti- « tution extérieuie et légale. Elle peut et elle doit s'emparer de ia religion selon tout le caractère public qu'elle lui a inq>rimé, et par tous les points où elle l'a établie en correspondance avec l'institution sociale. Elle peut donc et elle doit s'attribuer l'ordonnance du culle dans tout ce qu'elle a fait acqu-érir d'extérieur... dans tous les rapports où elle l'a mis avec la grande machine de l'Etat, enfin dans tout ce qui n'est pas sa constitution spirituelle, initiale et primitive. »

« C'est donc au gouvernement de régler les déniai'califuis diocésaines, puisqu'elles sont le plus grand caiaclère puljlic de la religion, et la manifestation de son existence légale. Le ministère sacerdotal est subordonné, dans la répartition des fonctions du cuih', à la même anlorité (pii prescrit des limites à

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(( loulcs les autres fonctions publiques, et qui déler- (( mine toutes les circonscriptions de l'Empire ' ».

Mirabeau me paraîl avoir placé la question sur son véritable terrain. Les théologiens de l'P^glise constitutionnelle s'évertueront à donner à l'organisation nouvelle des fondements historiques ; ils entreront dans des discussions interminables sur l'origine des diocèses et sur celle de la juridiction ecclésiastique ; ils citeront les conciles de Tolède, d'Antioche, de Chalon el de Sardique, saint Basile, saint Léo^i et saint Augustin, Gerson. Ilincmar, le pape Adrien IV, Louis le Débonnaire, l'Empereur Othonet les Capitulaires de Charlemagne ; — de tout ce fatras, ils conclueront qu'on a fait (( revivre les beaux jours de la primitive église ». J'aime mieux la logique de Mirabeau : u Vous êtes (( payés par l'Etat, vous êtes ses fonctionnaires : vous « n'avez qu'à obéir. » Payés par l'Etat ! Nous savons avec quel argent, et si le clergé avait accepté que ses biens fussent mis a à la disposition de la Nation », c'était aux termes d'un engagement solennel d'après lequel TEtat s'était obligé à (( pourvoir à toutes les dépenses du culte. » La rétribution que recevait le clergé était l'objet d'un contrat, auquel l'Etat ne pouvait se soustraire qu'en restituant les biens qui en avaient été l'objet. — La nuit du 4 août, les promesses faites en octobre sont déjà loin. — « Vous êtes de simples (( salariés de l'Etat î Si vous voulez gagner votre (( argent, observez les lois, subissez les conditions

I. Projet d'adresse, p. i i-i:?. — \'oir svir celte question : Eludes et leçons sur la Révolution française, par M. V. Avilard, 5" série, Paris, 1907, p. 05.

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