LES PREMIERES DIFFICULTES
ecclésiastique, il le fait avec une lourdeur qu'evcusc son incompétence. En 1791, legou^ernement fut très désorienté quand il vit que sa constitution civile donnait tout autre chose que ce qu'il en avait attendu. Pour la première fois, en effet, il rencontrait de la résistance : c'est que jusque-là il n'avait à léser que des intérêts, et que maintenant il se trouvait en face de convictions. Les réformes fiscale, parlementaire, administrative, avaient été acceptées sans trop de peine ; les Parlements eux-mêmes qui avaient opposé une résistance si persévérante à l'ancienne monarchie, s'étaient dissous, évaporés au premier geste menaçant. Et c'était du côté des prêtres qu'on sentait une volonté arrêtée de ne pas subir des prétentions vexatoires et cette volonté était d'aulanl plus difficile à vaincre qu'elle prenait son point d'appui sur les principes de liberté au nom desquels s'était faite la Uévohition.
11 faut dire que si les prêtres insermentés rendaient la situation compliquée, les constitutioimels n'étaient pas beaucoup plus faciles à mener : l'esprit de révolte qui avait inspiré les meneurs, gagnait de proche en proche et se manifestait chaque jour d'une manière plus inquiétante : les auteurs de la Constitution étaient obligés d'avouer que ceux qu'ils avaient couverts de leur protection reconnaissaient bien mal leurs bonnes intentions et que le scandale se multipliait dans les rangs de ceux qui devaient, soi-disant, faire renaître dans leur pureté les mœurs de la primitive église.
Aucun exemple n'est plus significatif que celui de M. de Moy, curé de Saint-Laurent. >»é à Saint-Mihiel, il