I. Eugène Welvcrt, Lendemains révolutionnaires. Paris
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CONTRE LE CLERGE I>SERME?îTE 201
(( professer ses opinions religieuses (sans lui imposer « d'autre obligation que le respect pour l'ordre établi « par la loi, et pour la sûreté publique), annoncerait « par ce refus-là même que son intention est de ne (( pas la respecter... qu'en ne voulant pas reconnaître (( la loi, il abdique volontairement les avantages que (( cette loi peut lui garantir... qu'en remontant à la (( sources de ces désordres, l'Assemblée a entendu la (( voix de tous les citoyens éclairés proclamer l'empire (( de cette grande vérité que la Religion n'est, pour les (( ennemis de la Constitution, qu'un prétexte dont ils (( abusent, et un instrument dont ils osent se servir (( pour troubler la terre au nom du Ciel ^.... »
Les prêtres devaient prêter le serment selon la formule prescrite par la loi du 27 novembre 1790, à peine d'être privés de leurs pensions, et d'être inscrits sur une liste de suspects. S'ils sont soupçonnés de causer quelque trouble, ils pourront être éloignés du lieu de leur résidence, par mesure administrative, sans préjudice des poursuites qui leur seraient intentées s'ils avaient commis quelque délit.
Cette loi provoqua de nombreuses protestations. Les prêtres insermentés de Paris '^, les évêques résidant à Paris s'adressèrent au roi pour se disculper des imputations gratuitement dirigées contre eux, et lui demandèrent de ne pas sanctionner cette œuvre de liainc et de mauvaise foi. Ce c(ui est plus significatif, c'est que le Directoire de Paris se joignit à eux et remit au roi