LEUR BONNE FOI
Se parant du titre de « prêtres soumis aux lois », ils marchent contre les insermentés qu'ils qualifient de traîtres et les rétractés qu'ils insultent du nom de lâches. Combien en est-il qui pensent encore que la vérité est toujours en dépôt au milieu de leur maigre phalange et que le reste du monde se trompe en croyant que c'est Rome qui enseigne la pure doctrine catholique? Le bon sens suffirait pour répondre à cette question, mais ils ne sont plus dans leur bon sens, ce qui les dispense d'être de bonne foi. Ils assemblent un pseudo-concile qui dresse le programme intégral des revendications gallicanes et s'efforcent d'organiser cette église nationale que les vieux gallicans n'avaient vu que dans leurs rêves ; aveuglés par une prodigieuse infatuation, ils croient lutter pour la plus sainte de toutes les causes ; ils ne voient pas les contradictions que présentent leur conduite et leurs paroles. ils prêchent la réconciliation, mais ne l'offrent qu'à ceux qui admettront la légitimité de leur intrusion ; ils n'ont à la bouche que des invitations à la paix, mais en même temps, ils invectivent furieusement ceux qu'ils ne jugent pas assez pacifiques ; ils outragent, ils calomnient, ils dénoncent, ils appellent les, rigueurs des lois sur tous ceux dont le crime est de reconnaître encore pour évêques les prélats que la Révolution a injustement dépouillés de leurs sièges.
Enfin, le Pape a réussi à mettre un terme aux déchirements dont ils sont les premiers ouvriers ; le Premier Consul a posé au Pape Pie VII des conditions cruelles et ces conditions ont été acceptées dans la mesure où elles laissaient intacte la doctrine catholique. Voici