CONVOCATION DU CONCILE
donc la fin de nos épreuves? Non ! Les constitutionnels vont faire un effort suprême pour déchirer le Concordat avant nicme qu'il ait commencé à être appliqué. C'est le but qu'ils se proposaient quand le 29 juin 1801, s'ouvrait à Notre-Dame de Paris le second concile de l'église constitutionnelle.
Il ne serait pas absolument exact de dire que ce concile de 1801 a été convoqué en représailles de la signature du Concordat. Au concile de 1797, on avait posé en principe la périodicité des assemblées de l'église gallicane. Aussi, dès que la situation politique parut s'éclaircir, c'est-à-dire au commencement de 1800, les « Réunis » s'occupcrent-ils de préparer la seconde réunion. La lettre d'indiction fut lancée le 2 mars 1800 ^ ; et autant qu'on en peut juger à la lecture d'un document aussi diffus, il ne devait y être question que de continuer et de consolider l'œuvre de réorganisation un peu brusquement interrompue à la fin de 1797*. On y chercherait inutilement une histoire de l'église constitutionnelle pendant les trois années qui venaient de s'écouler, peut-être parce que cette histoire n'était pas très bonne à raconter ; il est fait mention cependant ^ du sacre de « 18 à 20 évêques », ce qui était un résultat appréciable et dont un rédacteur moins gauche eût pu tirer quelque parti*.