CONVOCATION DU CONCILE I7I
Le droit de convoquer le concile appartenait régulièrement aux métropolitains : ce furent cependant les « Réunis » qui signèrent la lettre d'indiction. en prenant soin d'expliquer que, pour cette fois encore,, il avait fallu renoncer à suivre la règle *. Mais l'opportunité du concile n'était pas admise par tout le monde, à commencer par l'un des évêques dont on lisait le nom en bas de la lettre, c'est-à-dire de Saurine 2.
janvier et février 1800 ; c'étaient donc 18 évèqncs sacrés depuis le concile. Sur les 87 évéques sacrés avant 1798, 2G étaient raolrts et m avaient abandonné leurs fonctions, lien restait /îo, et en y joignant les 18 nouveaux, cela faisait 58, alors que la Franco se composait de 85 départements, et même 87 depuis que lo Rhône-et-Loirc et la Corse avaient été divisés en deux départements. Il y avait donc 29 sièges vacants, et, sauf G, ils vaqueront jusqu'à la lin (V. VEpiscoimt constitutionnel pass.).
1. La protestation du métropolitain de llouen est transcrite dans le Registre du Presbytère, séance du 4 juin 1800.
2. Saurine était absent de Paris et voici pour quelles raisons : en 1798, ses compatriotes des Basses-Pyrénées l'avaient élu comme évoque en remplacement du bénédictin Sanadon, mort en 179O. Saurine était depuis 1791 évéque des Landes et toute translation était désapprouvée dans le cercle dont (irégoire était le centre. Saurine passa outre aux représentations qui lui furent faites et partit pour le Midi afin de faire régulariser sa translation. D'après le droit canonique tel que les constitutionneU l'appliquaient, il fallait^ pour qu'une translation put s'eil'ectuer, l'assentiment du métropolitain et du concile provincial, et même, dans le cas particulier de Saurine, le concours de deux métropolitains et de deux conciles, puisqu'Oloron était de la province de Toulouse et que Dax relevait de Bordeaux.
Le métropolitain Sermet, de Toulouse, ne demandait pas mieux que d'avoir pour suffragant le doyen des évêques constitutionnels, mais le métropolitain Lacombe, de Bordeaux, opposa son veto au départ de Saurine ; il représenta que dans sa métropole il y avait déjà six diocèses sans évêques (Angoulême, la