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ROYER ET LE CONCILE

Cet évoque se montra très mécontent de se voir parmi les promoteurs d'une assemblée qu'il jugeait inopportune ; il protesta avec quelque violence contre l'abus fait de sa signature. « Tenez, écrivait-il, autant de conciles que vous voudrez mais que mon nom ne soit pas mis en avant sans mon consentement* ».

Royer ne pouvait se plaindre qu'on ait usé de sa signature à son insu, mais il trouvait fort mauvais qu'à son insu un concile national fût convoqué dans sa propre cathédrale.

Les relations de Royer avec les « Réunis » étaient devenues très froides depuis le jour où, en acceptant d'être candidat à l'évèché de Paris, il avait fait échouer la candidature de Grégoire 2. Un moment vint où, poussé à bout par les petites perfidies, Royer finit par dire que depuis qu'il y avait un évêque à Paris les (( Réunis » n'avaient plus rien à y faire et dès lors la guerre fut déclarée '^. La situation de Royer était des

liochelle, Saint-Maixent, Luçon, Pcrigueux et Limoges, dont les pasteurs avaient tous les six apostasie), et qu'il ne pouvait pas se séparer d'un suifragant aussi distingué que Saurinc. Une autre raison, la vraie, était que Lacombe, ami et confident de Grégoire, pouvait bien avoir reçu des instructions de Paris pour faire échouer ce projet; à tort ou à raison, Saurine s'imagina que le coup venait de Grégoire, et c'est la cause de sa mauvaise humeur contre les autres « Réunis».

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