VEpiscopat constitutionnel
2. (irégoire, je l'ai dit, {Eglise de Paris, III, nfi'j-abo) ne voulait pas être évêque de Paris, mais je me demande pourtant s'il n'eut I)as été flatté d'être élu, ne fut ce que pour pouvoir, en refusant, se draper dans un majestueux désintéressement.
3. Une suspension d'armes avait eu lieu cependant à la fin de 1799, <iuand l'évêque (]lément, de Versailles s'était avisé de publier, comme approuvé par le concile, son « Sacramentaire
ROYER ET LE CONCILE I7^i
plus fausses : sa lettre au Premier Consul * lui avait valu de la part des a Réunis » un rappel à l'ordre conçu en termes des moins bienveillants. Il se rendit compte alors qu'il s'était trop avancé et résolut de s'expliquer dans une déclaration qui justifierait sa lettre. Dansles séances des 7 et 10 janvier 1801, le Presbytère discuta les termes de cette déclaration, mais, quand le texte en fut définitivement approuvé, on changea d'idée et Royer ne déclara rien. Au début du Carême, le Presbytère fut de nouveau consulté sur la lettre pastorale que Royer avait préparée ; plusieurs membres firent remarquer que cette lettre ne serait lue que dans trois ou quatre églises et que l'évêque pourrait y suppléer par des instructions particulières données du haut de la chaire. Cette abstention ayant été mal interprétée, Royer composa en mai une lettre pastorale qui ordonnait un Te Deuni pour la signature du traité de Lunéville et il y plaça le plaidoyer qu'il n'avait pas encore trouvé l'occasion de publier pour se disculper.
Royer se sent isolé, il s'irrite et se décourage ; les prêtres de son parti lui refusent l'obéissance et quand ils ont à faire confirmer les enfants de la première communion, c'est l'un des « Réunis » qu'ils vont demander d'ofïicier comme si leur évêque n'existait pas-.
français » qui était un acheminement vers cette liturgie en langue française qu'il rêvait de substituer aux prières latines. — Reg. du Presb., 3, aSsep. i5 et 22 oct. Annales de la Religion^ IX, 3i8-32o ; X, 49-96 ; 121-123 ; 23i-23/j ; 238 ; 676 ; XI, 222.