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LE CONCILE PROVINCIAL

ancien des suffragants (il y en avait encore un après lui : Blampoix, récemment élu à Troyes). Clément rédige donc une lettre d'indiction en fixant la date au jour de la Toussaint. 11 a soin de se couvrir de l'autorité d'un concile de Paris, datant de i4o8, et d'un avis du concile provincial qui vient de se réunir à Bourges sous la présidence de Dufraisse et la direction effective de Grégoire, dont on n'est pas surpris de sentir la main dans cet intrigue contre Royer. A Paris, l'évêque et le Presbytère refusent de céder : ils prétendent que le cas du concile de i4o8 ne peut pas servir de précédent et que les évêques de la province du Centre n'ont rien à voir dans ce qui se passe dans la province de Paris*.

Thuin se décide à venir à Paris : il reçoit la visite de Royer et se met d'accord avec lui, mais derrière Royer passe Grégoire qui circonvient l'évêque de Meaux, l'emmène à sa campagne de Luzarches, le chapitre et le retourne. Thuin, alléguant son état de santé, repart pour Meaux, sans donner signe de vie à Royer qu'il laisse seul pour se défendre contre les chicanes de Clément. Royer finit par capituler: il convoquera le concile, mais en change la date : au lieu de la Toussaint, ce sera le 2 février. Thuin accepte cette transaction et tout paraît arrangé.

Intervient alors Blampoix, l'évêque de Troyes, qui n'avait encore rien dit : il objecte que le voyage de Paris est long et coûteux : puisque l'ouverture du concile national vient d'être reportée de l'Ascension à

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