‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 111 sur 286 · Annales de la Religion^ \Il · texte numérisé non relu

Annales de la Religion^ \Il

iSa PLAN DES TRAVAUX

nuation, dans le procès-verbal, d'expressions par trop injurieuses pour la Cour de Rome. « Le Révérend évêque de Rodez (Debertier) s'oppose à ce qu'on supu prime rien, ne trouvant pas que dans aucune de ses « parties, la lettre [des églises italiennes] manque de « respect au Saint-Père, il ajoute qu'elle est l'ouvrage « de nos frères d'Italie et non celui du concile. Et « d'ailleurs, dit-il, la Cour de Rome eut-elle pour nous (( tant de ménagements? Des âmes trop timides l'ont « perdue ; prenons l'attitude qui nous convient ; parce Ions avec courage, dès que nous n'exprimons que la « vérité *. » Et l'évêque de Saint-Claude, le bilieux Moïse reprit : « Qu'il serait honteux pour nous de « montrer de la faiblesse envers la Cour romaine lorsu que les églises d'Italie défendent avec tant de cha- « leur les libertés de TËglise gallicane. . . les différentes (( églises se réunissant un jour à l'exemple de celles de « France et d'Italie, nous aurons l'espoir d'un concile (( œcuménique, qui réformera efficacement l'Église « universelle 2. »

Le Concile avait un plan très vaste : il est résumé dans la lettre adressée aux pasteurs et aux fidèles lors de la dissolution du Concile : « Nous aurions présenté « le tableau des erreurs contre la Foi et les mœurs qui, « depuis le concile de Trente, ont affligé l'Église (lisez : (( on aurait vengé le Jansénisme); nous voulions re- ({ fondre les statuts synodaux de tous les diocèses en

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