‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 112 sur 286 · I. Annales de la Religion, 3/i · texte numérisé non relu

I. Annales de la Religion, 3/i

a. Ibid., 3/|6.

PLAN DES TKA.VAUX l83

<( un seul code ; rappeler avec force les règles de la <i pénitence canonique ; organiser renseignement des « séminaires ; ramènera l'uniformité la multitude des « rits et des livres liturgiques ; déterminer les rap- <i ports des diocèses à leurs métropoles, de l'église <c gallicane aux églises étrangères, qui forment avec « elle rËglise universelle... *. » Mais ce plan fut laissé ■de côté. Une question primait en effet toutes les autres, mais c'était pour les constitutionnels une question de vie ou de mort. Les négociations entre Rome et Paris paraissaient sur le point d'aboutir ; ce qu'ils en connaissaient leur faisait craindre que la paix, si elle était faite, se fit sur leur dos, et il fallait Tempêcher.

Le Pape ne voulait pas entendre parler d'eux ; les envoyés pontificaux, à qui plusieurs avaient été rendre visite, les avaient reçus froidement, ou quand ils s'étaient rencontrés avec Spina, celui-ci avait affecté d'oublier leur caractère épiscopal *. Le Concordat allait donc les faire rentrer dans le néant s'ils se laissaient faire. En supposant qu'un instinct de conservation personnelle ne les poussât pas à défendre leurs places, ils avaient à combattre tout au moins pour sauver leurs principes et à faire que le rapprochement entre le Pape et le Premier Consul ne fût pas le signal de la fin des libertés gallicanes 3.

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