‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 117 sur 286 · LA LETTRE AU PAPE · texte numérisé non relu

LA LETTRE AU PAPE

« Siège de vous faire de vive voix la peinture déchi- « ranlo des maux que le choc des opinions a fait naître (( et que la plume se refuse à tracer ! » {On avait connu à Rome leurs doctrines et il y avait là en ejet de quoi choquer) — « Des paradoxes inconnus de nos pères éri- « gés en dogmes ! » (oui, Vélection des évéques par les protestants et les juifs) —7 « la morale de l'Evangile (( altérée et pliée au gré des passions ! » (sans doute la justification des apostats !) — « la soumission aux puisce sances et le zèle désintéressé pour le salut des âmes i( transformés en crimes ! » {la soumission à la loi de dépré Irisation ou à celle du décadi! le zèle « désintéressé » des intrus!) — « le Ciel a promis pour récompense à la « calomnie, au pillage, à l'assassinat » — {s'il suffisait de calomnier y ils étaient sûrs d'aller au ciel et il semble que ce ne soient pas les insermentés qui aient dévasté les églises) — « les fonctions augustes de Tépiscopat enva- (( hies {oh ! oui !) au mépris des plus saintes règles, par (( des hommes qui se donnent fastueusement le titre « nouveau de commissaires apostoliques » {C'est vous, Saint-Père, qui nous avez inondés d'intrus!) — « de préce tendues bulles, contraires à l'honneur du Chef de « l'Eglise, multipliées et répandues avec une profusion (( scandaleuse » — {ceci est une rengaine par trop usée) — « un grand nombre de fidèles que l'ascendant « de la vérité entraînait sur nos pas, mais qui, retenus (( par la menace de ces foudres supposées, ou par la (( crainle de la mort (!) passent bientôt d'une fatigante « incertitude à l'indifférence absolue ».

En résumé, ce sont les évoques légitimes qui sont les intrus, les insermentés qui sont les schismatiques et

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les seuls ennemis de l'Eglise sont les « brigands vendéens I » — (( Pendant ce temps, nous étions là et nous avons sauvé la Foi ! Mais de plus, nous sommes dos agneaux de mansuétude, nous n'avons omis aucun moyen pour rétablir la paix. » — (Oui, avec ceux qui reconnaîtront leurs torts envers nous !) « nous sommes^ prêts à tous les sacrifices pour prouver notre horreur du schisme ». C'est ce qu'on verra plus tard !

« Un Gouvernement juste, sage, réunissant tous les « droits à l'amour du Peuple français et à l'admiration (( du monde, a déjà terminé nos malheurs politiques i « il médite, il concerte avec Votre Sainteté des mesures^ « pour terminer nos dissensions religieuses. Lors- « qu'une protection visible de la Divine Providence « aplanit devant lui toutes les difficultés, il ne sera pas « dit qu'une aussi sainte entreprise ne rencontre^ « d'obstacles que dans Rome et parmi les prêtres du <( Très-Haut!... Grâces immortelles soient rendues au (( Seigneur qui, après nous avoir frappés, relève enfin V nos espérances et semble nous promettre que Votre « Sainteté se hâtera de seconder nos efforts ; qu'elle tt rendra justice à la vérité de nos principes, à la droi- « ture de nos intentions, et que la pacification de (( l'Église de France perpétuera votre nom dans le « souvenir et dans les bénédictions des générations « futures! »

Dans tout cet écrit, on sent bien un peu de tartullerie, mais combien y avait-il d'Orgons parmi ceux qui. tenaient dans leurs mains les destinées religieuses de la France ! A en croire le rédacteur de la lettre, Rome avait été dure pour ces honnêtes gens, si courageux.

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