‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 119 sur 286 · Arch. Nat., F' 3829, 8 thermidor · texte numérisé non relu

Arch. Nat., F' 3829, 8 thermidor

LES CONFÉRE?(GES CONTRADICTOIRES IqS

annoncé h grand fracas, ferait impression sur les simples et si, comme il était k prévoir, les catholiques refusaient de se commettre dans des chicanes sans issue possible, il leur resterait la ressource de dire que leurs adversaires s'avouaient vaincus, puisqu'ils n'osaient même pas affronter la lutte.

C'est ce qui se pixxluisit les i", 2 et 3 septembre ; les dix-huit docteurs s'installèrent dans la nef, avec leui^ livres, à midi, et à 6 heures, ils dressaient un procèsverbal de carence. Le premier jour cependant, il y eut un moment d'émotion : le bruit se répandit que M. de Pancemont, le « ci-devant » curé de Sainl-Sulpice, venait d'arriver. On sentit comme une odeur de poudre : le cœur battit à plus d'un des tenants de la constitution civile : « Ah! nous en tenons un? Nous allons pouvoir lui dire quelques vérités et le prendre dans le filet de nos arguments ! » Et ils se voyaient déjà l'écrasant sous quelque syllogisme vengeur. Mais non ! Au bout d'une assez longue attente, le suisse Eglée vint dire que M. de Pancemont s'était contenté de visiter le chœur et qu'il était parti sans même demander la cause de ce rassemblement *. Il fallut se résigner à garder le silence et à ne pourfendre qu'en imagination des contradicteurs insaisissables. Grégoire entonna un chant de triomphe, ce qui le dispensa d'avouer que ses paladins tiiéologiques avaient joué une comédie parfaitement ridicule ^.

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