‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 123 sur 286 · I. Doria à Spina, 20 juillet (B. UI, 3^jo · texte numérisé non relu

I. Doria à Spina, 20 juillet (B. UI, 3^jo

LA UATlFIC\TIO?l igv)

qu'aux cardinaux cl aux consultcurs de la Congrégation chargée des aftaires de France*; on les avait imprimées à un nombre limité d'exemplaires qui, après examen, devaient être restitués et détruits. Le secret fut bien gardé et les dépèches des ambassadeurs à leurs gouvernements montrent qu'ils n'avaient sur les termes précis de la convention que des données très vagues et plutôt conjecturales 2.

La première impression fut mauvaise. Plusieurs des cardinaux et la moitié des théologiens réclamèrent des modifications plus ou moins substantielles. Consalvi, qui avait prévu ces oppositions, comprenait que c'était à Rome que sa présence était désormais nécessaire ; il se hâta donc de régler diverses questions épineuses, sur lesquelles nous aurons à revenir 3 ; le sG juillet, il quittait Paris, le 4 août, il était k Florence*, et le 7, il rentrait à Rome^. C'est alors que les délibérations s'accélérèrent. 11 fallait avoir été comme lui mis aux prises avec les négociateurs français, senti comme lui l'action astucieuse de Tallevrand, affronté comme lui les emportements de Bonaparte, pour pouvoir faire entendre aux hésitants qu'il n'y avait pas un jour à perdre ; les concessions obtenues à si grand peine, il fallait les rendre définitives, et, en voulant rouvrir le débat, on risquait de compromettre irréparablement

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