‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 124 sur 286 · Doria à Spina, 8 août (B. ïll · texte numérisé non relu

Doria à Spina, 8 août (B. ïll

aOO LES PIECES ACCESSOIRES

tout espoir de rétablissement officiel de la Religion en France.

Pour triompher des scrupules d'une partie des cardinaux, on prépara une seconde formiile de ratification contenant quelques variantes, soulignant certaines réserves ; on laissait à Mgr Spina la faculté d'user de l'une ou de l'autre suivant qu'il le jugerait plus opportun ^

Non seulement la Congrégation des cardinaux avait à délibérer sur le principe de la ratification du Concordat, et sur les termes dans lesquels cette ratification devait être exprimée, mais elle avait eu aussi à établir le texte d'un certain nombre de pièces de la plus haute importance : la bulle solennelle de promulgation, la bulle modifiant le nombre et la délimitation des diocèses, le bref exhortant les évêques à se démettre, le bref relatif à l'épi scopat constitutionnel et le bref réglant la situation des prêtres mariés.

La nouvelle répartition des diocèses n'était pas encore arrêtée ; on ne savait pas au juste combien il y en aurait et quelles seraient les villes épiscopales ; étant donnée l'imprécision des mémoires envoyés par le Gouvernement français, il était trop tôt pour qu'on pût s'occuper utilement de cette question. Mais les quatre autres pièces devaient être envoyées à Paris avec la ratification et il fallut des prodiges de célérité pour que tout fût prêt dans les délais convenus. C'est le 27 août, qua-

1. Consalvi à Spina, 16 août (B. ll£, 4o6); Spina à Consaivi, a8 août (B. IIl, kf^).

LA BULLE « ECCLESIA GHRISTI » aoi

ran te jours après son départ, que le courrier Bartolomeo rentra à Paris, porteur de toutes les pièces attendues '. Le jour même, la ratification du Pape fut présentée officieusement par Spina et ce fut le texte sans variantes qui fut remise. Le 8 septembre (m fructidor an IX) Bonaparte signait l'acte concordataire ^ ; réchange solennel des ratifications eut lieu le 10 septembre *. Il ne restait plus qu'à résoudre les innombrables questions se rapportant à la mise en pratique du Concordat.

La bulle qui allait annoncer au monde chrétien la fin des troubles religieux de France ne devait être publiée que le jour de Pâques 1802, mais depuis longtemps, presque depuis l'origine des négociations il en avait été longuement parlé. Le 3 décembre 1800 Dernier avait présenté à Spina un projet de bulle dont il était l'auteur et au bas duquel le Pape n'aurait plus qu*h mettre sa signature^. Remanié en janvier, puis en février, ce texte fut envoyé a Rome^, où on le mit au panier.

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