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k. B. III, /,95.
6. C'est dans ce document que pour la première fois noifs trouvons Bonaparte comparé à Cyrus et à Zorobabel. Bien peu nombreux seront les évêques nommés après le Concordat qui se dispenseront de faire ce rapprochement, prétexte facile aux flagorneries. Pour les rédacteurs de lettres pastorales, c'était devenu un lieu commun, une clause de style ; tout mandement dans leqtie) il n'était pas parlé de Cyrus paraissait inachevé et son auteur était taxé de tiédeur à IVgard de TEmpereur.
!IOa LV BULLE « ECCLESIA CHRISTI »
Beriiier, bon latiniste d'ailleurs, ne connaissait pas bien la langue un peu spéciale dans laquelle la Cour de Home rédige ses actes les plus solennels. Ce style pompeux sans enflure, grave sans sécheresse, rempli d'expressions empruntées aux Saintes Écritures et aux Pères, a une majesté dont Bernier n'avait pas assert pénétré les secrets, et ce qu'il proposait n'était pas môme un mauvais pastiche. La bulle Ecclesia Christi fut composée à Rome sous les yeux du Pape et communiquée aux négociateurs français qui en firent modifier ou supprimer quelques passages ^ Le texte, retouché à diverses reprises, ne devait être apporté de Rome que par le cardinal Légat. Bien que certains remaniements soient postérieurs à la ratification, la pièce porte la date du i5 août i8oi*.
La plus importante des questions dont le Pape avait à se préoccuper était celle de la démission des anciens évéques français. L'article 111 du concordat disait : « Sa Sainteté déclarera aux titulaires des évêchés fran- (( çais qu'elle attend d'eux, avec une ferme confiance, « pour le bien de la paix et de l'unité, toute espèce de <' sacrifice, même celui de leurs sièges ^ ».