I. B. UI
3. Cette pièce qui avait échappé aux recherches de M. Boulay delà Menrthe a éi6 publiée parie P. Rinieri, op. cil., 63G.
ai 2 PAS DE RÉTRACTATION 1
« demanderez-vous à ces évêques pour les réconcilier w avec l'Eglise ? — « Une rétractation : la reconnais- « sance de leurs erreurs et l'acceptation des brefs de a Pie VI » — « Us ne se rétracteront jamais, répliqua « le Consul avec colère, un homme qui se rétracte se (( deshonore et je serais le premier à le mépriser. Je w veux nommer huit ou neuf évêques tirés du clergé « constitutionnel» mais non pas de ceux qui auront « fait une rétractation. Arrangez- vous pour les réinlé- « grer dans l'Ëglise mais ne leur demandez aucun « acte contraire à l'honneur » *.
On voit que les perfides insinuations de Talleyrand avaient fait leur chemin depuis six mois : aux yeux du Gouvernement français, manquer à son devoir n'était rien, mais le reconnaître et s'en repentir c'était se disqualifier. On comprend aussi la véritable portée de cette lettre que le concile constitutionnel avait adressée soi-disant à Pie VII ; les imputations haineuses qu'elle renfermait avaient atteint leur but et puisque Grégoire et ses partisans étaient les amis constants et les soutiens fidèles de la République, le Gouvernement se devait de les soutenir aussi, de leur conserver leurs sièges sans permettre qu'ils eussent rien à désavouer dans leur conduite antérieure.
C'était à prendre ou à laisser : il fallait ou bien subir les exigences nouvelles de Bonaparte ou déchirer le Concordat. Les constitutionnels avaient habilement manœuvré : ils allaient rentrer la tête haute dans l'Église d'où ils étaient sortis par la mauvaise porte.