‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 133 sur 286 · Voir au Chapitre précédent pp · texte numérisé non relu

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SOUMISSION a 19

pas le droit de s'en mêler. Partis sur cette voie, ils avaient marché droit devant eux sans reconnaître que leur thèse les conduisait aux pires absurdités.

En 1801, ils ' s'obstinaient dans leurs préventions contre Rome qui, à ses fautes passées, avait ajouté celle de les traiter comme des hérétiques. Dans leur lutte sacrilège contre le Pape, ils se croient véritablement investis d'une mission d'en haut et chargés de faire triompher la cause dont ils se sont constitués les défenseurs.

Il s'est trouvé des gens pour admirer cette persévérance qui n'est pas, je le reconnais, sans quelque grandeur : mais pourquoi ces âmes si fières quand elles ont devant elles le pouvoir désarmé de l'Église, sontelles d'une platitude répugnante quand il s'agit de traiter avec le général Bonaparte?

Tout émus de l'audace de cet évêque in partibiis qui se mêlait de leur donner des ordres au nom du Pape, les constitutionnels obtinrent, le 8 octobre, une audience du Premier Consul pour demander réparation de l'injure qui leur était faite ^ Bonaparte se contenta de leur faire savoir que c'était d'accord avec lui que M^"" Spina leur avait fait remettre le bref en question et aussitôt, ils se radoucirent. Ils lui représentèrent que, depuis la séparation du concile, ils avaient envisagé la nécessité de cette démission et qu'ils étaient d'accord pour la donner le jour où le Gouvernement la leur demanderait : puisque le moment était venu, ils allaient la remettre au Gonseil-

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