GRÉGOIRE ET MOÏSE
Grégoire et Moïse, rejetant le texte que leur avait offert Portalis, décidèrent de faire de leur réponse une manifestation tapageuse : « Nous déclarons, disent-ils dans « leur lettre ^ avoir donné, à l'exemple de plusieurs (( saints prélats,.., la démission... de nos sièges, où « nous sommes montés il y a plus de dix ans, sans « aucune opposition canonique, et dans Tunique but de <( subvenir aux besoins pressants des églises qui ne « pouvaient rester sans pasteurs... w — « Pénétrés de « reconnaissance pour l'intérêt que le Premier Consul (( prend à pacifier les dissensions religieuses, nous « concevons la douce espérance que l'arrangement {( concerté entre Votre Sainteté et le Gouvernement « français relativement aux affaires ecclésiastiques <( terminera toutes les divisions... »
Le Premier Consul désapprouva celte lettre et en interdit la publication au Moniteur; ses deux signataires furent liaités dès lors comme des esprits singuliers et insubordonnés ; si Moïse ne fut pas compris, malgré de réels talents, dans les listes de nouveaux évêques, il se pourrait bien que cet acte d'indépendance y ait contribué. Pour Grégoire, les griefs ne manqueront pas : pris d'une sorte de manie agitante, il se démène furieusement, multiplie les démarches, les intrigues et encombre les Annales de la Religion de ses indigestes productions : nous trouvons dans le même fascicule et toujours sous la date du 8 octobre : i* sa lettre à M»' Spina, dont il a été parlé plus haut ; 3" une lettre pastorale adressée à ses diocésains de Blois pour