‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 136 sur 286 · GRÉGOIRE ET MOÏSE · texte numérisé non relu

GRÉGOIRE ET MOÏSE

leur annoncer qu'il donne sa démission ^ ; 3" cette démission envoyée non au Pape, mais à Dufraisse,. métropolitain du Centre ^ ; 4" un article pathétique * débutant ainsi : « Enfin, elle est consommée cette démission qui fut toujours l'objet secret de mes vœux !... » C'est une apologie de sa vie entière, de son serment, de son intrusion et de sa conduite comme évêque. D'un bout à l'autre, on y trouve la manifestation d'un orgueil démesuré qui affecte de se dissimuler sous les protestations d'une humilité qui n'a pas dû faire beaucoup de dupes. L'humilité vraie n'était pas de mise alors : les hommes au pouvoir, les seuls dont Grégoire tenait à se conserver l'estime, avaient dit « que l'humiliation volontaire déshonore « et Grégoire ne voulait pas être déshonoré aux yeux de ces genslà. De même qu'en 1791, c'étaient les incrédules qui avaient fait cortège aux évêques intrus et. pendant quelques semaines, avaient suivi avec componction les exercices d'un culte dont le mérite, à leur avis, était de n'être pas le vrai catholicisme; de même, en 1801, Grégoire courtise tous les mécréants, ses anciens collègues de la Convention, assagis par les belles places, mais toujours antichrétiens, ses nouveaux collègues de l'Institut, docteurs en incrédulité et c'est avec leur appui qu'il entend lutter contre le Pape et contre l'Église.

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