‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 138 sur 286 · I. B. IV, i5i ; i · texte numérisé non relu

I. B. IV, i5i ; i

a. « Notre bonhomme de Versailles a lancé dans le public... un « écrit réclamatif contre tout ce que nous avons fait pour la paix. « Jamais je ne vis un zèle plus indiscret » (Lettre de Le Coz, i3 novembre i8oi, B. VI, i58).

LES ÉVÊQUES LEGITIMES aa5

temps, on lui indiquait dans quels termes devait être conçue la lettre par laquelle le bref serait communiqué aux intéressés. Il lui était prescrit, en effet, et cela pour répondre à l'impatience du Premier Consul, de donner immédiatement connaissance du bref aux évêques restés ou rentrés en France et de transmettre à M*" Erskine, représentant du Pape à Londres, les exemplaires destinés aux prélats réfugiés en Angleterre *. Dès qu'on apprendrait à Rome que le texte du bref était agréé par le Gouvernement, on le ferait parvenir aux évêques restés en Italie et on le ferait passer aux nonces de Madrid, de Lisbonne, de Vienne et de Munich pour être communiqués aux évêques résidant en Espagne, en Portugal, dans les états autrichiens et en Allemagne.

On connaissait en France six évêques qui nen étaient jamais sortis 2; Tarchevêque de Vienne, M. d'Aviau deSanzay, était rentré dès 1797 et vivait caché aux environs de Lyon ; l'évêque de Vaison, M. Fallot de Beaumont, était depuis peu à Marseille ; révêque de Saint-Claude, M. Chabot et les évêques de Nîmes et de Saint-Malo, les frères Cortois de Balore et Cortois de Pressigny, aussitôt qu'ils avaient eu connaissance de la ratification du Concordat, avaient quitté : le premier Lugano, les deux autres Munich et

1. Spina à Gonsalvi. 10 septembre (B. III, SaS) ; Spina à Erskine, i3 septembre; Erskine aux évêques réfugies en Angleterre, 16 septembre ; Erskine à Gaprara, a 3 septembre (B. fV, 92-97).

3. Ceux d'Alais (de Bausset), d'Angers (du Couêt de Ix)rry), de Màcon (Moreau), de Marseille (de Belloy), de Saint-Papoul (de Maillé) et de SenUs (de Roquelaure).

aa6 LE GROUPE ANGLAIS

étaient en France quand M»' Spina eut à expédier les brefs ; ils furent les premiers à en avoir communication et à déférer h l'invitation du Pape. Enfin, on ignorait à Paris que Tévêque de Sagone, en Corse, M. Guâsco (Mathieu), était rentré dans son diocèse et résidait à Bastia ; le confondant avec l'évêquc constitutionnel Guasco (Ignace), on le croyait mort *. N'ayant (lu'officieusement connaissance de la demande de démission, M. Guasco envoya cependant la sienne au nonce de Florence, qui la transmit assez tardivement au Gouvernement français *.

Les onze démissions attendues de France s^rrivèrent avant la fin de septembre ; toutes étaient conçues en termes excellents qui honoraient les sentiments d'abnégation et de filiale soumission de ceux qui les avaient écrites 3.

11 n'en fut malheureusement pas de même en Angleterre, Vingt-cinq évêques s'y étaient établis, dont six étaient déjà morts. Sur les dix-neuf restants, cinq cnvovèrent immédiatement leur démission *. Les

1. Cela n'empêcha pas les bureaux mal informés d*ctablir plus tard un titre de pension pour révéquc de Sagone, en lui attribuant la qualité d'ancien évéque constitutionnel. S'il no réclama pas c'est qu'à cette époque lui aussi était mort.

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