B. IV
A. Cet hôtel fut attribué par la suite aux Frères des Ecoles Chrétiennes qui, pendant près d'un siècle, y eurent leur maison mère; ils construisirent sur remplacement des jardins plusieurs corps de bâtiment où vient de s'installer le Ministère des Colonies.
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Rtt«lées étaient mises à ia disposition du Cardinal par les écuries du Premier Consul *.
Dès le loiidemain do son arrivée, le Cardinal fut conduit aux Tuileries : le Premier Consul lui fit un accueil des plus flatteurs et lui annonça qu'il venait de retirer aux Théophilanthropes l'usage des égliset^. Puis, entrant immédiatement dans le>^îf du sujet, il demanda au Légat si ses pouvoirs lui permettaient de donner, sans avoir à en référer à Rome, l'institution canonique aux évéques dont la nomination était imminente. Caprara dut avouer que ce pouvoir ne faisait pas partie de ceux qui lui avaient été conférés. Mécontent, Bonaparte se mit à parler des constitutionnels, parmi lesquels il voulait, disaitril, prendre un tiers des nouveaux évéques. Caprara, sans se laisser déconcerter, répliqua que le Pape était prêt à accorder le pardon aux constitutionnels repentants» mais que le repentir suppose une faute et qu'il n'est pas d'usage d'appeler aux premières dignités des
coupables, même repentis. On en resta là, pour cette fois 2.
Trois jours après parut le décret qui chargeait le Conseiller d'État Portalis de toutes les affaires concernant les cultes ^ : c'est avec lui que le Légat allait avoir à traiter directemont : honnête homme, ayant pendant
I. Caprara à Consalvl, 3 et 5 octobre (B. IV, ii4 et iSa); Spina à Consalvi, a'i octobre (IJ, IV, i8o n.). Le gouvernement français payait pour cet hùtel un loyer de i5.ooo fr. et avait dépensé une «omme égale pour le mettre en état.
a. Caprara à Consalvi, G octobre (B. IV, i33).