‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 152 sur 286 · Spina à Consalvi, 3i octobre (B. IV. 26G-2O · texte numérisé non relu

Spina à Consalvi, 3i octobre (B. IV. 26G-2O

353 LE PAPE ET LES GONSTITUTIO!fPfELS

nomination de quinze évoques pris parmi les constitutionnels était présentée comme une nécessité à laquelle le Gouvernement ne consentait pas à se soustraire.

Retardés par les neiges et les inondations, les deux courriers ne parvinrent à destination qu'au bout de quatorze jours d'un voyage des plus périlleux. Les dépêches remises au cardinal Consalvi plongèrent le Pape dans une profonde désolation. Il venait d'avoir connaissance des lettres de démission des constitutionnels et était encore sous le coup de l'indignation que lui avait causée celle de Grégoire et de Moïse; les autres, ceux qui avaient signé la formule proposée par Portails, étaient rendus solidaires de leurs deux collègues ; leur rédaction plus étudiée, en apparence plus déférente, était considérée comme également condamnable et les articles batailleurs des Annales de la Religion qui la commentaient en soulignaient le véritable sens, aussi peu respectueux et plus perfide peut-être que le coup de boutoir de Grégoire. C'est au sujet des constitutionnels qu'il fallait résister : pour le reste, on se mit en devoir de fournir au Premier Consul les satisfactions qu'il réclamait ^

La bulle concernant l'extinction des anciens diocèses et la création des cinquante nouveaux élait prête dans ses grandes lignes et il n'y avait plus qu'à la mettre au point. Le Pape envoya au Légat les facultés nécessaires pour instituer les nouveaux évêques : après avoir procédé sommairement aux informations canoniques, il devait leur conférer l'institution, mais seulement par

Page 1