Ibid.f 24 vendémiaire an X
/i. Ibid., 10 brumaire.
26o LE CONCORDAT EST ATTAQUÉ
On revient sans cesse sur cet argument toujours décisif : « Si vous rétablissez le culte, il faudra le payer et cest dans votre poche qu'on prendra l'argent». Le Gouvernement avait prévu l'objection et s'était efforcé d'y parer. Les fonds dont on avait besoin devaient être pris, en 1802, sur les contributions de guerre levées dans les Pays-Bas et un gros crédit en « rescriptions bataves » était ouvert à Portalis. D'ailleurs la diminution du nombre des évêques et des curés, la suppression de 33.000 paroisses sur 36.ooo, le refus de toute allocation aux vicaires généraux, aux chanoines et aux séminaires allaient singulièrement alléger le l:^dget des cultes. Enfin la manière de calculer le traitement des curés faisait prévoir de sérieuses économies : les curés devaient être pris parmi les ecclésiastiques pensionnés et tout ecclésiastique pensionné qui refuserait une cure serait déchu de tout droit à une pension. Sur le traitement du curé, on imputait tout d'abord sa pension ; puis il devait tenir compte des oblations volontaires des fidèles dont le total entrait encore en déduction du traitement que lui garantissait l'État ; quand pension et oblations n'atteindraient pas le total de 800 fr., taux du traitement, alors, mais alors seulement, l'État interviendrait pour parfaire la somme ; de plus, il n'y avait que 3. 000 cures maintenues pour toute la France, qui comprenait 3G.ooo communes rien que dans les départements de l'ancienne France *.
1. Projet de règlement concernant le culte catholique, préparé par Portalis en octobre 1801 (B. IV, aoo).