‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 158 sur 286 · LE COHCORDAT EST ATTAQUÉ · texte numérisé non relu

LE COHCORDAT EST ATTAQUÉ

Il est vrai que la plupart de ces mesures étaient encore ignorées, et les adversaires du Concordat se faisaient écouter quand ils répétaient que cette mesure allait amener un supplément de dépense de 4o millions par an !

« On répète, ce qui a déjà été observé dans plusieurs « rapports, qu'il y aura contre ce projet (de concordat) « de vives réclamations de la part du Sénat, du Tri- « bunat et du Corps Législatif*... » — « 11 existe dans <( le Corps Législatif et le Tribunat un parti assez fort, « auquel tiennent plusieurs généraux, etdont lesefforts « tendent à restreindre les pouvoirs du Gouvernement « et à s'opposer à tous ses actes. On ajoute que ce qui « les indispose davantage c'est qu'ils croient que par « le Concordat les prêtres insermentés sont particulier « rement favorisés aux dépens des constitutionnels... « ils disent même qui si le Concordat n'a point encore « été soumis à la discussion et rendu public, c'est par « la crainte qu'éprouve le Gouvernement de rencontrer u une opposition trop forte et que ce traité avec la « Cour de Rome ne demeure une pomme de dis- <i corde* » ; — « On dit que le Premier Consul, après <( avoir vaincu partout, pourrait bien se noyer dans le « bénitier du cardinal Caprara ^ ».

Bonaparte, énervé par cette guerre à coups d'épingle, fut sur le point de passer outre aux difficultés de procédure et de publier simplement le Concordat par un iîrrêté consulaire. Mais il n'eût fait que retarder un

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