Séance du Conseil d'Etat du 7 janvier 1802 (B. IV
2. Cainbacérès au Premier Consul, i5 janvier; le Premier Consul à Cambacérès, 18 janvier (B. IV, 55a et 55/i).
!î64 LES NOUVEAUX ÉVÊQUES
C était le 2 3 mars (i" germinal) que les assemblées renouvelées devaient se réunir. A la même époque, on attendait d'Amiens la nouvelle de la conclusion de la paix avec l'Angleterre et Bonaparte, avec sa préoccupation de frapper l'imagination populaire, voulait qu'une même date rappelât les deux grands événements : paix continentale et paix religieuse.
A partir des premiers jours de mars, il avait recommencé à s'occuper des questions religieuses: c'est alors qu'il décida de porter de cinquante à soixante le nombre des diocèses * ; le Légat l'apprit avec joie, malgré le travail supplémentaire que cette mesure procurait à ses secrétaires : la bulle de délimitation, le décret exécutorial de cette bulle, les pièces préparées en vue de l'érection de chaque diocèse et jusqu'aux cartes géographiques annexées à chaque décret, rien ne pouvait plus servir ; tout était à remanier.
Ce que le Légat ignorait toujours, c'étaient les noms des sujets que désignerait le Premier Consul ; il semblait que cette question fût en dehors de sa compétence ; en tout cas, on agissait comme s'il n'eût pas à s*en inquiéter. Quatre noms cependant étaient définitivement adoptés : Bernier, et c'était justice, Pancemont, curé de Saint-Sulpice, dont on entendait récompenser l'activité et l'absolu dévouement ; l'abbé CafTarelli, frère d'un général tué en Egypte et enfin Hubert Cambacérès, frère du Second Consul. Il avait été question de Bernier pour l'archevêché de Paris, mais l'opposition que ce projet avait soulevée s'était trouvée si forte