‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 162 sur 286 · LES NOUVEAUX ÉVOQUES · texte numérisé non relu

LES NOUVEAUX ÉVOQUES

qu'il avait été abandonné ; on Tavait un moment destiné à Farchevêché d'Aix ; puis à celui de Tours et, les départements de Maine-et-Loire et d'Indre-et-Loire ne devant former qu'un seul diocèse, il espérait bien obtenir la permission de résider à Angers, la ville où il avait été curé. Plus tard, on attribua un siège particulier à la ville d'Angers, siège destiné à M. de Pancemont, et pour le moment, Bernier s'attendait à être métropolitain de l'Ouest en résidence à Tours. Pour Paris, à défaut de Bernier, on nommait les archevêques d'Auch, de Vienne ou d'Aix. M. de la Tour-du-Pin- Montauban fut écarté à cause de son intimité avec M. Emery; M. d'Avîau avait de grandes vertus apostoliques « mais, dit Portalis, il est peut-être trop difficile, par ses vertus mêmes, pour un siège comme Paris » ; pour M. de Boisgelin, la même objection ne se faisait pas ; il était homme d'esprit, versé dans l'administration ecclésiastique et avait été si violemment maltraité par les évêques de Londres qu'on n'eut pas été fâché de lui offrir une belle compensation ; il restait à savoir s'il avait les autres qualités requises.

Des constitutionnels, il semblait n'être plus question et le Légat croyait bien leur candidature enterrée. Dans un mémoire du 20 février '^, Portalis les avait complètement jetés à l'eau. « C'était compromettre, « disait-il, le grand œuvre du rétablissement de la « Religion que de les placer à la tête des diocèses. » Leur titre lui paraissait fort discutable : plusieurs

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