‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 166 sur 286 · CAPRARA CEDE · texte numérisé non relu

CAPRARA CEDE

nel^ Du moment que cette condition était posée, le Gouvernement n'avait qu*à battre en retraite et sous un prétexte quelconque, le Te Deum fut décommandé 2.

Le 3o mars, Caprara fut conduit par Porlalis à la Malmaison et le Premier Consul lui fît savoir que parmi les nouveaux évêques dont il avait établi une première liste, il y avait dix constitutionnels : c'était sa volonté, et, avec son impérieuse éloquence, il lui développa tous les motifs qui l'avaient déterminé à prendre ce parti. Le malheureux cardinal, tombant du haut de ses illusions, esquissa une protestation timide^ et, se retournant vers Portalis, l'invita à répéter ce qu'il disait peu de jours avant pour démontrer que les constitutionnels feraient de très mauvais évêques. Quelle fut alors sa surprise quand il entendit Portalis, qui avait changé de théorie, abonder dans le sens du Consul !

Abandonné par celui qu'il avait pris pour un allié, le Cardinal céda ; cependant, on voit bien qu'il ne se jugeait pas suffisamment couvert par les instructions qui lui avaient été envoyées de Rome ; et, comme s'il comprît qu'il avait besoin de se justifier, il paraît plaider les circonstances atténuantes quand il écrit à Consalvi : « Si j'avais refusé, la publication du Conte coixiat était ajournée, et peut-être définitivement ! ou « bien, on eût envoyé à Rome un ultimatum tellement « comminatoire que le Saint Père eût été obligé de

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