‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 167 sur 286 · Rinieri, op. cit., [^[^'J-l^bI · texte numérisé non relu

Rinieri, op. cit., [^[^'J-l^bI

2. Bcriiier à Caprara, 37 mars; Cobentzl à Coloredo, 3 avril (B. V, a66 et 2G7).

GAPRARA CÈDE 371

« céder : cette faiblesse, j'ai préféré en prendre sur u moi toutes les responsabilités^ ». Tout ce qu'il obtint de Bonaparte fut que, conformément aux termes de la lettre du Pape, aucun constitutionnel ne serait institué avant de s'être mis en règle en faisant toutes les soumissions exigées. Le Premier Consul lui donna l'assurance que cette condition serait exactement remplie 2.

Ce n'est pas tout: le Cardinal, après avoir pris cette décision dont l'importance était énorme, se trouvait en proie à une émotion facile à concevoir : c'est le moment que choisit Portalis pour lui donner lecture du règlement qui fut publié plus tard sous le nom d'Articles organiques. Sans même avoir un texte sous les yeux, Caprara écouta, mais, comme il l'avoue, il ne saisit pas la portée exacte de ce perfide document ; il ne conserva même pas un souvenir précis de tout ce qu'il contenait et nota tout au plus les principales rubriques sans prendre garde aux énormités qu'une lecture hâtive ne lui avait pas permis de remarquer au passage 3. Enfin, pour achever cette séance d'escamotage, les deux compères changèrent encore de sujet et parlèrent des chapeaux de cardinal que Bonaparte réservait à ses fidèles, tant comme premier Consul de France que comme chef de la République italienne*.

Il y eut là un véritable guet-apens contre un vieillard dont on avait eu soin d'endormir les méfiances et

Page 1