‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 17 sur 286 · Arch. Nat., F^ 3701, Rapp. du G germinal · texte numérisé non relu

Arch. Nat., F^ 3701, Rapp. du G germinal

UOSTiLITË DE L.i POLICE IJ

sacrement de baptême, ni de la bénédiction nuptiale, ni des prières de la sépulture chrétienne; il n'en a ni le droit ni le désir, puisque l'étal-civil est étranger à toute cérémonie ayant un caractère confessionnel. Il s'en suit que le clergé est obligé de consigner dans ses. registres les actes de la vie chrétienne dont les intéressés peuvent un jour avoir besoin de se procurer une attestation authentique : puisque la mairie ne veut, et ne peut faire mention de ces actes, l'Église est bien obligée de les enregistrer. Il n'existe donc aucune concurrence, puisqu'il ne s'agit pas de la même chose et on voit combien de mauvaise foi il fallait pour accuser le clergé d* u abuser de l'indulgence du gouvernement », et de s'immiscer dans une affaire qui lui était complètement étrangère et « d'essayer d'anéantir les institutions républicaines ».

C'est à la même source qu'étaient puisées des informations comme les suivantes, tirées des rapports de police de germinal an VIll : « Des prêtres circulent « avec activité pour rétablir le fanatisme et persuader « que jamais l'Ëtat ne se soutiendra sans une religion « dominante, qui ne peut être que celle u de nos pères » « et qu'elle ne sera jamais protégée efficacement que (1 par un Roi !» — « Les partisans du système d'une reli- « gion dominante disent que l'Église va enfin se réunir; « que ses ministres sont disposés à oublier les sujets « de division qui ont détruit le catholicisme ; que tous « indistinctement enverront leur soumission au nou- « veau Pape dès qu'il aura rétabli la Cour de Rome *. »

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