‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 179 sur 286 · BERNIER ET LES CONSTITUTIONNELS · texte numérisé non relu

BERNIER ET LES CONSTITUTIONNELS

rues en adhérant au schisme ^ Sur le vu de ces pièces, Caprara signa les patentes d'institution en remerciant le Ciel d'avoir placé à ses cotés un collaborateur aussi habile.

Que s'était-il passé ? Les déclarations de repentir contenues dans les informations étaient sincères ; seulement ce n'étaient pas les intéressés qui les avaient faites : les témoins interrogés avaient fait des réponses que rien ne contrôlait et ces témoins, c'étaient Bernier et Pancemont^. Les constitutionnels pouvaient ignorer ce qui avait été dit en leur nom. Quant au certificat de remise et d'acceptation du bref d'absolution, il n'était pas signé de ceux auxquels il était destiné. En bas de la pièce, Bernier seul avait écrit une attestation de remise..., or, cette attestation était un faux!

Non seulement les constitutionnels avaient refusé le décret, mais ils s'étaient emportés contre celui qui avait le front de le leur offrir, et l'un d'eux avait jeté le sien au feu 3.

On devine que c'est avec une joie non dissimulée que les constitutionnels purent annoncer que le Légat les avait institués et cela sans qu'ils se fussent avilis en sollicitant, ni même en acceptant cette absolution

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