Le décret d'absolution (B. V, 5o3-5o
2. Informations canoniques de Périer et autres (H. V, 507-61 5).
3. Annales de la Religion, XV, 91-101 ; i/ii-1^2; Lettre de Le Goz à Sylvain Godet, juge à Rennes (i6t(/., /iC/jy); Premier mandement de Le Goz à Besançon (/6td., 300-320); Lettre de Lacombe au Révérend Brault, nommé évêque de Bayeux (/6ic(., i32-i34); du même au Révérend Binos. ancien chanoine de Gomminges (Ibid.y i3/i-i^o); Reymond à Lcmaitre, prêtre de (irenoble (B. V, 528); Grégoire à Portalis, 33 janvier i8o3 (B. V, 53o).
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dont ils avaient toujoui-s dit n'avoir ni l'envie ni le besoin. Leur journal ne cessa pas de commenter cet incident en l'arrangeant quelque peu et cela avec d'autant plus d'empressement que le principal négociateur du Concordat y jouait un rôle inavouable.
C'était pour mettre fin au conflit qui paraissait insoluble que Bemier avait imaginé cette triste comédie; il comptait trop sur la discrétion de ceux qui, après tout, avaient autant d'intérêt que lui à sortir de l'impasse ; mais il avait mal compté. Les constitutionnels étaient des hommes que toute fraude révoltait et qui mettaient un point d'honneur à ne jamais trahir la vérité. Dans leur lutte acharnée contre le Légat, ils font preuve d'une diabolique obstination, mais ils l'ont toujours attaqué en face ; s'ils se sont souvent trompés, ils n'ont jamais menti ; ils ont atrocement diiîamé leurs adversaires, ils ont répandu contre eux d'abominables calomnies, mais ce qui apparaissait calomnie aux esprits clairvoyants et impartiaux était pour eux la stricte vérité, vérité étrangement déformée par leurs rancunes et par leur vaniteuse infatuation ;' malgré tout, c'était vérité pour eux puisqu'ils voyaient avec des yeux troublés par l'orgueil et par la haine. Oui, c'est une haine sans pitié qui les excitait contre Dernier sans lequel le Concordat n'eût jamais été conclu, le Concordat qui consacrait la déchéance irrémédiable de leur Église constitutionnelle et qui les contraignait à solliciter, la rage au cœur, une institution canonique, eux qui étaient évêques de par la loi de l'État et par la volonté consulaire.
C'était Dernier l'artisan de leurs malheurs : aucune