‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 182 sur 286 · PUBLICATION DU CONCORDAT · texte numérisé non relu

PUBLICATION DU CONCORDAT

des cultes ». Les badauds s'empressaient sur leur passage et les textes législatifs, malgré la froideur de leur rédaction, soulevaient des tonnerres d'applaudissements ^

Pendant ce temps, les Consuls parlaient des Tuileries pour se rendre à Notre-Dame ; ils étaient accompagnés par les Ministres, les Conseillers d'État, le Corps diplomatique, et toute cette file de voitures, mêlée de carrosses somptueux et de fiacres assez minables, faisait pourtant grand effet ; on se montrait les Consuls en habit rouge, les uniformes des ambassadeurs et des ministres, mais l'admiration allait surtout aux officiers généraux, en grande tenue, qui caracolaient aux portières; on se les nommait et chacun avait sa légende ; chacun avait figuré dans l'épopée dont le souvenir faisait vibrer le fibre patriotique et donnait au plus pacifique des bourgeois des airs conquérants.

Reçus à la porte de l'église avec des honneurspresque royaux, les Consuls furent conduits à leursplaces et on entendit M*' de Boisgelin, nouvel archevêque de Tours, prononcer un discours de circonstance, bien composé, mais qui était plus- celui d'un, courtisan que celui d'un évêque^. Pendant la messe, dite par le Légat, les vingt-sept évêques présentsvinrent tour à tour prêter entre les mains du Premier consul le serment concordataire. Après la messe, le Conservatoire exécuta un Te Deum à grand orchestre 3..

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