SO QUE PENSER DE CETTE LETTRE P
•êvêque de Paris, Royei\ dans sa première pastorale, avait fait des déclarations analogues, déclarations inspirées beaucoup inoins par l'esprit de soumission a rKglise que par le « décret de pacification » rendu par le Concile national de 1797, et que nous avons déjà eu Toccasion d'apprécier. S'il offrait de rendre le ^iège de Paris à son titulaire légitime, ce n'était que sous certaines réserves ; et ces réserves portaient sur le point le plus délicat, à savoir la légitimité des pouvoirs que s'attribuaient les intrus. Pour être réintégrés dans leurs diocèses, les évêques dépossédés devaient faire •amende honorable, reconnaître la constitution civile, et s'excuser de l'avoir rejetée. Ce n'est qu'alors, que par une marque insigne d'indulgence on les admettait au pardon. Si donc les constitutionnels faisaient de la grandeur d'âme pour la galerie, ce n'était qu'en subordonnant leur retraite à des conditions qu'ils «avaient ne pas devoir être acceptées. « Royer et ses <( amis, disait Boulogne, n'auraient pris des places que <t pour les rendre ? C'est très édifiant, mais très con- « tradictoire, car, s'ils ont pris les places qui étaient •<( légitimement vacantes, ils n'ont plus de raisons pour « les rendre, et s'ils les ont prises quand elles ne •<( vaquaient pas, ils ne pouvaient pas les prendre *. » D'ailleurs, ce qui montrait le peu de sincérité de lloyer, c'est qu'au moment où il tenait un langage aussi conciliant, sa conduite était en opposition avec ■ses paroles. On venait de désigner le curé de Saint- Étienne-du Mont, Claude Le Blanc de Beaulieu, pour