‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 190 sur 286 · RÉCONCILIATIONS · texte numérisé non relu

RÉCONCILIATIONS

Dès le 20 novembre 1802 Royer avait obtenu sa réconciliation ^ 11 vécut d'abord dans, son pays natal, puis fut attiré à Besançon par Le Coz, qui groupait autour de lui un cénacle de mécontents (Séguin, Dorlodot, Flavigny). Le milieu n'était certainement pas d'une irréprochable orthodoxie, mais Royor ne paraît pas avoir pris part aux intrigues des ci-devant constitutionnels, avec lesquels il n'avait jamais été en parfaite communauté d'idées. Nous avons eu l'occasion de voir que, prêtre pieux et zélé, il éprouvait un très grand attrait pour les diverses fonctions du saint ministère. Il consacra ses dernières années aux malades des hôpitaux et c'est en les assistant qu'il prit le germe de la contagion qui l'emporta le 1 1 avril 1807 2.

ancien cvêque d'Avignon, le 6 juin, Francin, de Metz, le 12 juillet, Asselin, d'Arras, le 18 juillet, Dorlodot, de Laval, le 25 juillet, Aubry, de Verdun, le /i septembre, Butaud-Dupou\, de Moulins, le l'i octobre, Etienne, second évêque d'Avignon, le 6 novembre, et Royer, de Paris, le 20 novembre). Je n'ai pas trouvé Tabsoliition de Schellcs, de Cambrai, bien qu'elle ne me paraisse pas douteuse.

Entre i8o3 et 1807, neuf brefs d'absolution furent envoyés et postérieurement à 1807, six autres évêqiies constitutionnels furent réconciliés. En comptant Panisset, Monlault des Iles et Charrier de la Roche, nous trouvons que aO ou a8 évéques constitutionnels ont fini par se soumettre. 11 y en eut 26 au contraire qui refusèrent obstinément et jusqu'à la lin de demander ou même de recevoir l'acte qui aurait mis fin à leur révolle.

Enlin, douze des évéques élus en 1791 vivaient encore en 1802 mais ils avaient absolument renoncé à leur état.

1. C'est, paraît-il, l'oncle de Bonaparte, le futur cardinal Fesch, qui, après son installation à Lyon, l'avait encouragé à faire cette démarche. Le cardinal Cai)rara écrivait à l'archevêque de Lyon : « La lettre de M. Royer est parfaite. » (AF, IV, 1891, 20 nov.).

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