‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 201 sur 286 · Ibid , T · texte numérisé non relu

Ibid , T

M. Brugière, qui était locataire de 1 église de la Visitation, rue Saint-Antoine, continua ses fonctions comme par le passé, bien que les articles organiques* eussent sévèrement interdit tout culte dans les oratoires privés. C'est seulement au printemps de i8o3 qu'on lui fît savoir qu'il aurait, à la date du i" germinal, à remettre l'église aux protestants auxquels elle était attribuée par un arrêté préfectoral. Brugière alla trouver les membres du Consistoire et leur représenta que la fête de Pâques était proche ; qu'il était profondément affligé par la perspective d'avoir à interrompre le service divin pendant ce temps particulièrement solennel ; il leur demanda de retarder leur prise de possession jusqu'au dimanche de Quasimodo. Après en avoir délibéré, le Consistoire prit cette requête en considération et accorda à Brugière le délai de dix jours qu'il sollicitait *. Ces fêtes de Pâques furent les dernières que Brugière célébra : depuis longtemps il souffrait de la pierre : il en mourut le 7 novembre i8o3 3.

Sibire, de Saint-François, publia en thermioor an X une brochure de 4o pages intitulée ; Mémoire adressé au Gouvernement au nom du clergé constitutionnel de Paris ^, dans laquelle il réclame avec amertume contre la mesure qui le laissait, ainsi que plusieurs de de ses confrères, dans une douloureuse inactivité. Un

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