SAINT-LEU
incarcéré à Saint-Firmin. échappe à la mort pendant les massacres et réussit à s'enfuir. Qu'est-il devenu alors? Nous sommes en présence de deux versions contradictoires: d'après ï Ami de la Religion, il émigré en Espagne et Mgr de ïeil, vice-postulateurde la cause des Martyrs de septembre, a adopté cette hypothèse : d'après les Archives de la Haute-Marne M. Laurent aurait résidé sans interruption chez son frère, curé d'Orges, dans le diocèse de Dijon, depuis le 9 mai 1792 jusqu'au 7 septembre 1790. Cet attestation contient une erreur manifeste, puisqu'en septembre 1792 M. Laurent était à Paris. 11 se pourrait bien qu'après les massacres, il se soit rendu chez son frère et qu'il ait obtenu en 1795 un certificat de complaisance lui permettant de justifier de l'emploi de son temps depuis l'époque où il avait dû quitter Frétigny.
En 1797, il est nommé professeur de mathématiques à l'Ecole Centrale de la Haute-Marne, à Chaumont,avee un traitement de 2.000 livres, qu'il cumule avec la pension de 800 livres à laquelle il a droit comme ancien curé; il a prêté le serment de haine à la royauté le i3 septembre 1797 et, bien qu'il ait été traité en suspect pendant la persécution fructidorienne, il est encore en fonctions le 22 mai 1802, puisque ce jour-là il lit, toujours en sa qualité de professeur, un mémoire qui lui avait été demandé par la Société d'Agriculture de Chaumont.
Après la publication du Concordat, il demanda à rentrer dans le clergé paroissial et il fut bien près d'être nommé curé de Chateauvillain, chef-lieu de canton de la Haute-Marne qui relevait du diocèse de Dijon.