‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 237 sur 286 · SAINT-LED · texte numérisé non relu

SAINT-LED

grâces de TEmpcreur et que, casuiste habile, il lui avait rendu des services lors de Faifaire de son divorce. Cela me parait douteux.

Le ai octobre 18 10, le curé de Saint-Leu fut nominé à révêché de Nantes, mais l'évc^que de Nantes, Mgr Duvoisin, refusa Tarchevêché d'Aix qui lui était proposé et, Mgr JaufTret, évêque de Metz, ayant consenti à aller en Provence, c'est à Metz que M. Laurent fut envoyé.

Tout eût été bien si le Pape n'avait refusé d'instituer les évêques nommés par l'Empereur. Se contentant des pouvoirs de vicaire général administrateur que lui donnait Mgr JaufTret, M. Laurent s'installa à Metz pour gouverner le diocèse qui comprenait alors trois départements : la Moselle, les Ardennes et les Forêts (grand-duché de Luxembourg).

En i8i4, Mgr JaufTret dut revenir à Metz et M. Laurent fut nommé curé de Sedan, mais, après Waterloo, il lui fallut quitter le pays ; il mourut le 26 juin 1819. au château de Bréau en Seine-et-Marne ^.

Le premier vicaire de Saint-Leu, M. Guénin, n'avait que trente ans ; il avait été ordonné à Paris en 1 797 par révêque constitutionnel Saurine ; il fut plus tard aumônier de la Visitation de la rue des Postes 2.

Le second vicaire, qui succéda comme premier vicaire à M. Guénin, s'appelait J. B. Gérard ; il était ne en 1759 dans le diocèse de Trêves; vicaire à Saint-

1. Ami de la licUgion, XX, 35i, '127; XXII, 281. — Bliim, Notice sur Claude-Ignace Laurent dans les Publications de la Société historique de V Institut grand-ducal de Luxembourg. — Chanoine Bresson. L'abbé Laurent (Claude-Ignare) évêque nommé de Metz.

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