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SAINT-LEU

Jacques de l'Hôpital en 1790, il avait refusé le serment et avait émigré. C'était un prédicateur distingué, qui occupa pendant vingt ans les principales chaires de Paris. Malade, il se retira en 1820 dans son pays.

M. Sainton (Barnabe) né en 1764 dans le diocèse de Reims, avait prêté serment à Saint-Nicolas-des-Ghamps, il avait été un moment vicaire épiscopal à Saint- Brieuc ; on le retrouve à Saint-Leu en i8o3 ; il fut second, puis premier vicaire jusqu'à sa mort (11 novembre i83a).

Un autre collaborateur de M. Laurent était Pierre- Gérard Péridiez. Entré à 19 ans chez les Gordeliers de Pontoise, il fut ordonné en 1792, ayant à peine l'âge requis et sans avoir fait d'études complètes, par le cardinal de la Rochefoucauld, qui allait partir en exil. Péridiez ne fut pas plus tôt prêtre qu'il s'engagea dans le clergé constitutionnel et pendant 26 ans il travaillera dans un grand nombre de paroisses de Paris : à Saint- Laurent, où il fît sa rétractation, à Saint-Leu, à Saint- Antoine, à Sainte-Marguerite, à Saint-Nicolas-des- Ghamps, à Saint-Gervais... partout à charge à ses curés : tête faible, dépourvu de savoir et de caractère, il tombera aussi bas que possible, après avoir lassé la bonne volonté de ses bienfaiteurs et avoir découragé tous ceux qui essayèrent successivement de le relever. Je l'ai cité pour donner un exemple de ce que valaient certains prêtres ordonnés un peu précipitamment au début de la Révolution lorsque les difficultés de la situation poussaient les évêques à faire preuve d'indulgence ; incapables, ils n'ont été qu'un obstacle au bien et une cause de scandale pour les fidèles.

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