NOTRE-DAME-DES-BLANCS-MAÎÏTEAUX
Révolution ; il ne le quitta que pour aller en prison, de ventôse an II à frimaire an III*.
En janvier 1800, après le sacre de Claude Le Blanc de Beaulieu, la cure de Saint-Etionne-du-Mont, que celui-ci occupait, se trouva vacante et les constitutionnels apprirent avec quelque surpiise que l'ancien supérieur de Sainte-Geneviève, D. Rousselet, venait, en vertu de son droit de patronage, de nommer M. Frémyn comme successeur de M. de Beaulieu. On pourrait se demander si, en procédant ainsi, D. Rousselet n'avait pas implicitement reconnu que M. Le Blanc de Beaulieu était curé légitime, puisqu'il attendait son départ pour lui donner un successeur, alors qu'en droit strict la vacance du bénéfice remontât au 14 mars 1791, date du décès de M. François- Gabriel Serrée de Penvern, dernier curé légitime, quoique assermenté, de cette paroisse. La manifestation de l'abbé de Sainte-Geneviève était d'ailleurs purement platonique ; les constitutionnels s'en amusèrent 2 et procédèrent à l'élection de Paul Baillet sans tenir compte du geste de D. Rousselet.
En i8o5, M. Frémyn fut nommé chanoine lionoraire ; l'archevêque voulait récompenser le dévouement à toute épreuve dont il n'avait cessé de donner l'exemple depuis quinze ans. Il fut l'exécuteur testamentaire de D. Rousselet et prononça un discours sur sa tombe lors de l'enterrement qui se fit au cimetière de Montmartre le 19 janvier 1808.