SAINT-AMBROISE S
d'accord avec lui à la réunion des deux clergés. Il y a lieu de croire que cette initiative, inspirée par les meilleurs sentiments, ne fut pas approuvée en haut lieu : au moment où se débattaient, au milieu des difficultés que nous connaissons, les conditions d'un accommo* dément entre le Pape et le Gouvernement français, il était désagréable de voir intervenir des gens insuffisamment renseignés dont le concours ne pouvait causer que de nouveaux embarras.
11 s'en suivit donc que, dans le décret d'avril 1802 qui organisait les paroisses, ce ne fut pas M. Mireur qui fut placé à l'Abbaye-aux-Bois, mais M. Ecolasse- Labruyère, prêtre de Saint-Sulpice. Celui-ci ayant refusé, ou ayant été écarté, M. Mireur se crut nommé pendant quelques jours, mais le curé de Saint-Sulpice mit son veto et ce fut un vicaire de SaintrRoch, M. de Goy, qui fut choisi *.
Gomme M. Mireur n'avait péché que par excès de zèle, on lui donna la cure de Saint-Ambroisc ; il prêta serment le 11 juin (32 prairial) 2, mais ne fut installé que le 20 novembre, bien que, depuis plusieui's mois, il eût commencé à exercer son ministère dans l'église ^.
M. Mireur réussit-il dans ce poste? Je crois que non, car, dès le 11 septembre i8o4, il était « autorisé » à permuter avec le curé de Glichy, ce qui ne peut pas être regardé comme un avancement, car, à cette époque, Glichy était une des paroisses les plus misérables du diocèse.