SAINT-AMBROISE
En i8i4, lors de l'invasion, Clichy fut occupé et pillé par les troupes alliées ; les habitants avaient pris la fuite et la paroisse n'existait pour ainsi dire plus. Le i5 octobre, M. Mireur fut transféré à la cure de Bourg-la-Reine : un arrêté du 11 septembre 18 16 lui accordait une somme de i5o francs à titre d'indemnité pour les pertes que lui avait fait subir l'invasion étrangère. 11 mourut peu après, le 36 octobre 18 17.
Son successeur à Saint- Ambroise, Jean-Chrysostôme Frizon, né le ai novembre 1748, était, lui aussi, originaire du diocèse de Digne. Docteur de Sorbonne, il était député en 1790 pour administrer au nom du chapitre de Saint-Merry, la paroisse rurale de Belleville. Assermenté le 9 janvier 1791, il se rétracta le 16 mars, donna sa démission et émigra. Après son retour en France, il fut tout d'abord nommé à Clichy, puis, au bout de deux ans, il fut installé à Saint-Ambroise, le 38 septembre i8o4 ; il mourut le 31 février i8i8^
On avait donné comme vicaire à M. Mireur Noël- Antoine Fulchic, né à Paris le 33 mai 1764. C'est précisément M. Fulchic, qui, en mars 1791, avait remplacé M. Frizon comme desservant constitutionnel de Belleville. Il y était vicaire depuis son ordination et s'était lancé à corps perdu dans le mouvement révolutionnaire ; en 1791, il était aumônier de la Garde Nationale et secrétaire du comité militaire de la commune. Il eut quelque peine à sortir de l'engrenage dans lequel il s'était imprudemment laissé prendre. Dès 179a, le' maire l'invitait à se marier ; il n'en fit rien ; en 1793,.