‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 251 sur 286 · Eglise de Paris. II · texte numérisé non relu

Eglise de Paris. II

3. 76 id., m, 37G-378. La rue vieille d« Temple était appelée alors « Vieille rue du Temple ».

SAINT-DENIS-DU-S\I.NT-SAGREMENT ScjS

ils S arraDgeaient pour jeter bas, sans raison plausible, un des plus beaux monuments de Paris. Nous ne isommes malheureusement pas à compter les actes d'absurde barbarie qui ont mutilé notre capitale et qui en ont dilapidé les trésors artistiques !

M. Dubois réclama et appela en garantie le propriétaire du reste du couvent, qui, en lui vendant l'église, l'avait assuré contre une éviction possible. Malgré tout, le projet des architectes voyers fut approuvé par un arrêté consulaire du 34 vendémiaire an XI (16 octobre 1802) et peu après, le chef-d'oeuvre de Mansard était livré aux démolisseurs.

M. Dubois n'était plus curé ; nous savons qu'en mai 1802, il avait été élevé à la cure titulaire de Sainte- Marguerite ; le premier décret qui lui avait donné pour successeur un ancien génovéfain, M. Molin, collaborateur de M. Dupont de Compiègne à l'oratoire Guéménée K Le second décret avait substitué à M. Molin M. Denis-Nicolas Poitevin, né le 21 mars 1743 dans le diocèse de La Rochelle ; c'était l'ancien premier vicaire de Saint-Paul ; en 1791, il avait refusé le serment, et, l'année suivante, il avait été déporté en Belgique.

M. Poitevin se vit dans le plus grand embarras, puisque, nommé curé d'une église dont la destruction était imminente, il avait seulement la promesse d'en avoir une autre, mais cette autre l'autorité militaire l'occupait et prétendait la garder.

I. Il y eut deux génovéfains du nom de Molin; ils étaient frères jumeaux, nés le 3 mars 1765 à Saint-Didier-en-Vélay; l'un fut aumônier des Carmélites de la rue de Vaugirard ; l'autre, curé do Saint-Symphorien de Versailles.

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