NOTRE-DA.ME
inévitable de conflits, quelle que fut la douceur de caractère des uns et des autres.
Un mois à peine était écoulé depuis la promulgation du Concordat que des contestations s'étaient élevées relativement au droit d'officier le dimanche, revendiqué par le curé, et aux prétentions du Chapitre sur le casuel paroissiale
Pour répondre au besoin de paix qui se faisait sentir, le Cardinal de Belloy publia en 1807 une ordonnance qui unissait la cure au Chapitre ; le curé de la Cathédrale fut désormais l'un des chanoines et toute cause de mésintelligence parut écartée.
Depuis 1803, le curé de Notre-Dame était M. François de la Roue, ancien curé de Saint-Côme ; cette paroisse ayant été supprimée, le curé qui n'avait prêté aucun serment, émigra. Rentré à Paris au moment du Concordat, M. de la Roue fut appelé à la cure de Notre- Dame, promotion justifiée par son âge (il avait 78 ans), par les services qu'il avait rendus, par la dignité de sa vie et par l'aménité de son caractère. Il continua ses fonctions comme archiprêtre à partir de 1807 et mourut le 12 octobre i8i5, à Tâge de 86 ans^ ; son oraison funèbre fut prononcée par l'abbé Labouderie^.