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tilulionnols pouvaient compter sur de hautes protections cl qu'il sutlil d'un mot dit au moment voulu, par exemple par Grégoire, pour lever toutes les difïicultés et mettre fin à toutes les résistances.
M. Baillet entraîna à sa suite ses partisans, peu nombreux d'ailleurs, de Saint-Étienne, et c'est probablement à cause de lui que rarchevéque de Paris rappela aux fidèles, dans une lettre circulaire, que c'était dans leurs paroisses qu'ils devaient assister aux offices du dimanche.
Malgré tout, on ne peut pas dire que M*"" de Belloy ait témoigné la moindre hostilité au clergé constitutionnel. On était alors altéré de paix, sauf peut-être parmi les constitutionnels et, pour amener une pacification durable, il n'est pas d'avances qui ne leur aient été faites. Grégoire venait de partir pour un long voyage, mais d'autres évêques du parti s'étaient fixés à Paris : à tous, l'archevêque accorda la permission de chapelle privée que Grégoire devait recevoir à son retour. Par la suite, les survivants de ces évêques sauront opposer à l'autorité ecclésiastique ces concessions obtenues de l'indulgence paternelle de M*^ de Belloy à une heure où le besoin d'une réconciliation faisait passer par dessus toute autre n/x^essité, même celle de maintenir l'unité et de réprimer les tentatives de schisme.
En passant à Saint-Séverin, M. Baillet avait prisavec lui tous ceux de ses prêtres qui avaient voulu le suivre : le génovéfain Siméou Girard, Louis-Amable Glouet, le capucin Varlet, et surtout Jean-Baptiste Borde, qui était déjà premier vicaire à Saint-Séverin
SOUS M. Le Blanc de BeauUeu. Nicolas-Gcrmaîn Cady, ordonné par Royer eu 1797, était le benjamin de cette communauté à laquelle s'étaient adjoints, comme prêtres habitués, Augustin BailUet, curé non-maintenu de Saint-Médard (mort en 1808), Louis Badin, qui fut longtemps curé de Pierrefitte, l'ex-franciscaîn Euvrard, le confesseur de Grégoire, et l'oratoriea Rondeau, une des puissances occultes du Jansénisme.
Il n'y a pas à contester que l'esprit janséniste inspirait tout le clergé de Saint-Séverin ; il développa même dans la paroisse des doctrines et des habitudes qui ont été très lentes à extirper. Il n'eu est pas moins vrai que, jansénistes ou non, ces prêtres remplissaient leurs fonctions avec une conscience à laquelle il est impossible de ne ])as rendre justice. Il suffît de parcourir attentivement les registres paroissiaux pour constater avec quel respect ils traitaient les choses de l'Église ; les actes sont rédigés avec un soin matériel qu'on ne rencontre malheureusement pas dans tous les registres de cette époque et ce soin atteste l'esprit de religion de ceux qui pensaient que tout est grand dans ce qui touche au service de Dieu et des âmes.
En 1819, quand le cardinal de Talleyrand-Périgord eût pris possession de l'archevêché de Paris, M. Baillet fut invité à s'expliquer sur divers points touchant au dogme et à la discipline : mis en demeure de signer une déclaration qu'il considérait, et à bon droit, comme un désaveu de sa conduite passée, il s'y refusa avec indignation et l'archevêque lui donna un successeur. Après sa destitution, il se retira rue Saint- Antoine et y acheva tristement sa vie en i83i, quelques
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mois après la mort de Grégoire. Ses obsèques, comme celles de Grégoire, fournirent aux ennemis des Bourbons déchus une occasion de se livrer à des manifestations politiques encore plus que religieuses.
Clouet était mort en 1811, Borde en 1832, Varlet en i83o. Girard, Gady, Euvrard et Rondeau continuèrent leur service jusqu'à la mort après avoir fait (tout au moins les deux premiers) une soumission qiit fut regardée comme suffisante. Rondeau mourut en i833, Girard en i84o, Euvrard en i843, Cady en 1847.
Malgré leurs graves erreurs, on ne peut que rendre hommage au sentiment qui les attacha pendant toute leur vie à une paroisse pauvre où ils travaillèrent avec un désintéressement qui honore leur mémoire ^
Saint-Benoit,
L'église de Saint-Benoît se trouvait près de la place Cambrai et son emplacement est occupé aujourd'hui par Tangle nord-est de la nouvelle Sorbonne. Elle avait été vendue au début de la Révolution, mais son propriétaire l'avait louée aux insermentés. Un moment fermée au commencement de 1797, puis rouverte et refermée au printemps de 1798, elle avait profité de la mesure qui, en 1799, rétablissait les anciens oratoires; la vie chrétienne y était entretenue par quelques
1. Les procès-verbaux de la Fabrique de Saint-Séverin nous apprennent que pendant longtemps les vicaires se contentèrent d'un traitement de Coo fr. par an; ce n'est qu'après i8i5 que la situation financière s'améliora et permit de donner à chacun d'eux une augmentation annuelle de loo fr.