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nution P C'est que jusqu'à Pâques de i8oa, Saiot- Etienne et Saint-Médard étaient desservis par des constitutionnels et qu'à Saint-Jacques se trouvaient des prêtres notoirement en communion avec le Pape. A partir de la réorganisation de 1802, les catholiques de Saint-Médard et de Saint-Étienne reprennent tous l'habitude de présenter leurs enfants nouveau-nés dans leur propre paroisse et désertent Saint-Jacques, puisqu'ils trouvent chez eux des garanties d'orthodoxie qu'ils n'ont plus besoin d'aller chercher au dehors.
M. de Voisins, grâce aux belles relations qu'il avait dans le faubourg Saint-Germain, put facilement réunir les sommes nécessaires à la restauration de son église ; il procura à la sacristie les ornements et vases sacrés qui y faisaient d'autant plus défaut que les constitutionnels, en se retirant, avaient emporté tout 'ce qui était à leur convenance.
Le 34 août 1808, M. de Voisins donna sa démission de curé; il était nommé aumônier de l'Empereur et vicaire général de la Grande-Aumônerie. Peu après, il fut désigné pour l'évêché de Saint-Flou r, mais il mourut le i4 fé\rier 1809, savant d'avoir été sacré.
M. Charles Bizet était un ancien génovéfain, né à Paris en 174G, sur la paroisse de Sain t-Sé vérin. Il avait été prieur de Beaugency, puis de Châteaudun et en 1790, il était curé de Nantouillet, dans le diocèse de Meaux. 11 disparut de 1791 à 1802 et c'est sur la Montagne-Sainte-Geneviève, à quelques pas de la maison-mère do son ordre qu'il reprit les travaux du saint ministère. Premier vicaire de M. de Voisins, puis
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de M. Leclerc du Bradin, il deviendra curé de Saint- Élienne après ce dernier;, il gouvernera la paroisse jusqu'à sa mort (8 juillet ïSai)^.
Un autre génovéfain, également insermenté, M. Gombet-Larène, s'était attaché en i8oa àla paroisse de Saint- Étienne ; Tannée suivante, il fut nommé chanoine de Meaux.
Parmi les six autres prêtres que M. de Voisins choisit pour le seconder, je trouve le P. Paul Jausion, parisien, qui, en 1790, était prieur du couvent des Grands- Augustins près du Pont Neuf. Insermenté, il ne quitta pas la France, ni même les environs de Paris; on retrouve de temps à autre la trace de son passage, mais il ne paraît pas avoir appartenu au clergé stable d'aucun oratoire. 11 devint chapelain des Invalides en 1806.
En plus de ses coopérateurs attitrés, le curé de Saint- Étienne employait un grand nombre d'autres ecclésiastiques empêchés par leur âge, leurs infirmités ou leurs antécédents, de prendre une part plus active au service paroissial.
En i8o3, Dom Rousselet, ancien abbé général des Génovéfains, fit les démarches nécessaires pour sauver d'une destruction inévitable ce qui restait des reliques de sainte Geneviève. Le corps de la sainte était placé avant 1798 dans un reliquaire d'argent massif rehaussé de plaques d'or ; tout fut envoyé à la Monnaie et les cendres de la Patronne de Paris furent jetées au vent. Restait le tombeau proprement dit, une vaste cuve en