‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 51 sur 286 · M»*" SPINA ENVOYE A PARIS 7I · texte numérisé non relu

M»*" SPINA ENVOYE A PARIS 7I

gement raisonnable ; le Pape y voyait... una fonda ta speranza che le cose posçano comporsi *.

• 11 convenait de confier la négociation aux mains d'un diplomate exercé. Le bon Cardinal de Verceil avait été directeur spirituel à l'Université de Turin, puis évêquede Sain t-Jean-de-Mau rien ne: rien dans son passé ne le préparait au rôle qu'un hasard semblait l'avoir appelé h jouer 2.

On se mit donc en quête d'un prélat capable de seconder le cardinal et de se substituer graduellement à lui quand il y aurait à discuter. Mgr Spina, archevêque de Corinthe, fut choisi : rompu depuis longtemps à la pratique des affaires, il avait été le compagnon d'exil et le dernier confident de Pie VI. Légataire universel du Pape, il était resté à Valence comme gardien des dépouilles mortelles de son maître, en attendant le jour où, conformément aux désirs du défunt, le Gouvernement autoriserait leur transporta Rome ; c'est le général Bonaparte, lors de son passage à Valence, au retour d'Egypte, qui lui avait promis que le vœu du pontife serait accompli 3. Mgr Spina était alors retourné en Italie et Pie Vil, après son exaltation, l'avait

1. Le Pape au cardinal Martiniana, 10 juillet 1801 (B. I, 37).

2. Ghislieri, agent impérial à Rome, écrivait au ministre Thugut : « On dit de Martiniana que ses intentions sont aussi pures que son esprit est borné » (B. ï, 39). Maury, dans une lettre à Louis XVIII, était encore moins diplomate, et disait : « Martiniana est un homme sans tète. » (B. I, 89).

3. C'est à la fin de sa mission en France que Mgr Spina, nommé archevêque de Gènes, put présider au transport des restes de Pie VI. Le récit de son voyage se trouve rapporté en grand détail dans Gendr> (op. cit.). — Voyez aussi : Annales de la Religion, XIV. 287, /126-/128 ; XVI, 554-558).

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